
Février en gare d’Oloron-Sainte-Marie
[photo François Rebillard, 2012]

Février en gare d’Oloron-Sainte-Marie
[photo François Rebillard, 2012]
Travaux préalables pour la constitution du dossier
d’enquête d’utilité publique portant sur la
« reprise des circulations ferroviaires entre Oloron et Bedous »

Travaux de géomètre aux abords de Lurbe-Saint-Christau
[photo François Rebillard, 2012]

Études de sol aux abords du PN 50 à Sarrance
[photo François Rebillard, 2012]

Une carotteuse aux abords des Fontaines d’Escot
[photo François Rebillard, 2012]
Article de Sud Ouest du 15 février 2012
Environ 50 personnes ont écouté les explications de Réseau Ferré de France lundi 13 février 2012
« C’est un passage vers Canfranc », a rappelé Bernard Uthurry lundi soir en ouvrant la réunion organisée par Réseau Ferré de France (RFF) au sujet de la réouverture de la ligne ferroviaire Oloron–Bedous.
Une réunion qui concernait plus particulièrement les riverains d’un premier tronçon Oloron—Bidos–Gurmençon et qui a rassemblé une cinquantaine de personnes à la mairie d’Oloron. Premier vice-président chargé des infrastructures à la Région, Bernard Uthurry a rappelé que 105 millions d’euros avaient été alloués par vote par la Commission permanente du Conseil régional pour financer ce projet en totalité.
« Les études ont commencé au mois d’octobre », a souligné Pascal Petel, directeur régional adjoint de RFF. Cette ligne de 24,5 km entre Oloron et Bedous doit être apte à recevoir du fret dans quelques années, a-t-il précisé. Les études sont également faites dans la perspective d’une électrification à terme de cette ligne. »
Sur le plan de la circulation des trains, 4 allers-retours sont prévus entre Oloron et Bedous, plus deux allers-retours Oloron–Bidos où se trouve l’entreprise Messier. La voie étant unique, le train qui ira à Bedous assurera le retour.
28 ponts, 46 ouvrages hydrauliques, plus de 4 km de murs de soutènement, 7 tunnels pour une longueur totale de 1 300 m : ainsi se décline la partie technique de la ligne. « Elle comporte 27 passages à niveau. 7 seront supprimés, 16 resteront ouverts et seront automatisés, un autre sera remplacé par un passage à niveau piéton et deux seront dénivelés avec la création de ponts permettant de passer sur la voie ferrée », a présenté Gilles Normand, directeur d’opération délégué du cabinet Systra, maître d’ouvrage mandaté par la Région sur ce chantier. « Les études vont se poursuivre cette année, le dossier sera transmis à l’État pour qu’il amorce l’enquête publique qui se fera début 2013. Les travaux devraient démarrer fin 2013 pour une mise en service fin 2015 », a annoncé Pascal Petel, qui a parlé d’un coût de 122 millions d’euros.
Au cours de la discussion qui a suivi, la vitesse de la ligne a été abordée. Elle sera en général de 80, voire 90 km/h et permettra de relier Bedous à Pau en une heure.
« La SNCF nous a dit qu’il n’y aurait jamais de réouverture et quid des nuisances subies par les riverains ? » a demandé une dame. « Une étude d’impact sera présentée dans l’étude publique », lui a répondu Pascal Petel. « La SNCF n’a jamais fermé cette ligne administrativement, je la vois mal dire qu’elle ne rouvrira jamais », a ajouté Bernard Uthurry.
Le plus virulent a été Georges Manaut, propriétaire d’une maison de garde-barrière à Gurmençon et farouche opposant dès le départ. « C’est un projet loufoque, ni économique, ni écologique. C’est de l’enfumage ! » s’est-il exclamé. « Le bus Oloron–Canfranc ne transporte que 4 passagers et il consomme 3 fois moins de gas-oil que les locomotives de ce train », a-t-il dénoncé.
Bernard Uthurry lui a rétorqué qu’une entreprise de 800 personnes située sur cette voie allait investir 50 M€ (Messier, nos éditions précédentes) et fixer ces emplois. Quant aux aides de l’Europe, elles aussi mises en doute par la riveraine précitée, Frédéric Tobler, chef de la mission grands projets au Conseil régional, a annoncé que le financement de la moitié des études venait d’être accepté par l’Europe.
L’accès aux personnes à mobilité réduite, notamment à des wagons plus hauts que les quais a été abordé. « En plus du conducteur, il y aura un accompagnateur dans les trains », a avancé Gilles Normand.
Pour André Paillas, maire de Bidos, la sécurité des riverains prime. L’assurance que dans les parties urbanisées la voie serait grillagée lui a été donnée.
Pierre Hourticq, du comité des riverains de la RN 134 à Gurmençon, a rebondi sur des chiffres qui ne lui ont pas échappé. « La Région a voté 105 millions d’euros. Or, à RFF, vous parlez de 122 millions d’euros. Ces 17 millions de différence nous seraient bien utiles pour la déviation Asasp–Gurmençon », a-t-il suggéré. « Ces 122 millions sont calculés par RFF dans une hypothèse large de passages à niveau à refaire dans le cadre de la circulaire Bussereau. C’est en calculant au plus près de ceux qu’il faudra vraiment retoucher que nous sommes arrivés à 105 millions d’euros », a expliqué Frédéric Tobler.
Sans doute rassuré par la courtoisie qui a régné pendant toute la réunion, un autre riverain a dit qu’il était très content que la ligne rouvre. « Et pour le bus entre Oloron et Bedous, il y a 56 voyageurs par jour et 120 en été », a-t-il précisé à Georges Manaut.
« Nous reviendrons à la fin de l’été ou au début de l’automne pour rendre compte de l’avancement du projet », a conclu Pascal Petel qui a repris son bâton de pèlerin pour les deux autres réunions programmées dans un premier temps.
Deux images pour le solstice d’hiver 2011-2012, fêtes des Lumières et du Renouveau…
Pour y voir plus clair

Théodolite au PN 34 à Bidos. [PHOTO FRANÇOIS REBILLARD]

Débroussailleuse au PN 55 entre Sarrance et Bedous. [PHOTO FRANÇOIS REBILLARD]

Voici le paysage idéal pour Réseau Ferré de France
le jeu pour un ancien du CRÉLOC serait de dire où ce trouve ce magnifique pont
et la montagne au loin qui ressemble à un volcan, en plus sympathique,
la solution se trouve quelque part dans nos pages.

Si nous faisons bien attention aux détails, vous verrez en premier lieu que ce bulletin porte le numéro 1, décembre 2011, en ce qui concerne cette reprise de circulation entre Pau–Bedous. Il serait donc logique qu’il y ait sans doute un numéro 2 en janvier. Si c’est au mois de mars, ce serait bien aussi. C’est sans doute là, la fin de nos supputations et spéculations, et peut-être la fin de notre action… enfin… tout au moins pour ce tronçon !

En effet, si vous regardez la carte du projet à la page 4, vous verrez que la ligne ne s’arrête pas net à Bedous, et que la mention « vers Saragosse » existe bien au-delà de Canfranc. Pour nous c’est le grand point d’intérêt, c’est bien d’une grande ligne internationale dont il s’agit et non d’un projet régionalement limité comme la présence de la région Aquitaine pourrait le laisser croire.
On pense pour cela qu’il ne sera pas nécessaire de baptiser dans le futur notre comité « le CRELG » (Comité pour la Réouverture de la Ligne Goya, celle qui va de Bordeaux à Saragosse et au-delà). Mais, dores et déjà, il est certain que toute notre force de persuasion doit désormais se porter sur cet objectif, même s’il semble lointain. Après tout, après 26 ans de lutte au sein du comité CRÉLOC on a désormais démontré que notre pugnacité et notre patience pouvaient payer à terme.
Si vous êtres de cet avis, vous pouvez nous rejoindre dès maintenant
Un article de La République des Pyrénées remarqué :
Par Sébastien Lamarque
Publié le 28 octobre 2011

Riverains et agriculteurs du passage à niveau 37, à Gurmençon, s’inquiètent des chemins de desserte.
© S. Lamarque

Le rond-point de Bidos et la voie coupée.
© N. Sabathier

Le passage à niveau 38 devant chez Gilbert Loustau, resterait ouvert.

La propriété de William Ruiz jouxte les voies et le pont qui les enjambe.
© O.I.
C’est un train que l’on n’attendait plus dans le piémont et en vallée d’Aspe. Pourtant, si le calendrier prévu par l’aménageur Réseau ferré de France se réalise, les premiers travaux sur les voies entre Oloron et Bedous pourraient démarrer fin 2013. « Disons début 2014, pour les élections territoriales », raille un élu du piémont.
« Les élus ont le droit de douter, reconnaît Nicolas Guyot, chargé de projet au service investissements de RFF. C’est le fruit de l’histoire : de nombreuses études ont eu lieu et pour eux, c’est un énième épisode de quelque chose qui balbutie. » Mais il l’assure : « La volonté de la Région et de RFF, c’est de réaliser ce chantier. Tous les signaux sont au vert. Il n’y a pas de raison de douter que cela se fera. »
Le 11 juin dernier, un avant-projet a été dévoilé aux maires du piémont. L’épais document insiste sur les aménagements nécessaires aux passages à niveau. Sur les 27 qui émaillent les 24,7 km de voies, 12 pourraient être conservés. Des chemins de desserte agricole et d’accès des riverains seront réalisés pour contourner les passages à niveau fermés.
Et c’est justement ce qui inquiète des riverains de Gurmençon. Au passage à niveau n° 37, chemin de la Sablière, Georges Manaut n’a pas tardé à réagir, lançant, avec des voisins cultivateurs, une pétition pour s’opposer à la réouverture de la ligne. « Il n’y a aucun argument, ni écologique ni économique, qui justifie cette réouverture », assène-t-il.
Voilà plus d’une quinzaine d’années qu’il a élu domicile dans l’ancienne maison du garde-barrière. « Je vais me retrouver avec un grillage à 50 cm de chez moi ! » Il est prévu de fermer le passage à niveau 37, ainsi que le 36 et le 39, toujours sur Gurmençon. Le PN 38, lui, resterait ouvert, aux abords d’une autre ancienne maison de garde-barrière.
Resterait à créer les fameux chemins de desserte. Et à Gurmençon, RFF pourrait prendre un peu d’avance sur sa partition, à la faveur d’un remembrement qui fait déjà grincer bien des dents. « La route prévue pourrait sacrifier la meilleure parcelle agricole de la commune », s’insurgent Jean et Pierre Foueillassar, les cultivateurs et propriétaires de ces précieuses terres.
Nicolas Guyot tempère : « Le remembrement n’est pas du fait de RFF. Simplement, nous allons nous insérer là-dedans plutôt que de recourir aux acquisitions traditionnelles, à l’amiable ou par des expropriations. Maintenant, ce n’est qu’un avant-projet. Les études précises vont se poursuivre sur les six prochains mois. On va aller sur le terrain. Et nous serons les plus transparents possibles. » À mots couverts, on laisse entendre chez le maître d’œuvre déjà désigné que peu leur importe que le chemin passe à cet endroit ou en contrebas, longeant le gave.
Le premier chemin déboucherait juste derrière l’ancienne gare, occupée depuis 1995 par Gilbert Loustau, au passage à niveau 38. « C’était tranquille ici, mais quand j’ai acheté, je savais qu’un jour le train repasserait, note ce cheminot qui achèvera sa carrière en mars prochain. Moi, ça ne me dérange pas, mais c’est jeter de l’argent alors que le pays est au creux de la vague. Il n’y a que quatre pélerins qui prennent le bus Oloron-Canfranc. »
Le cheminot fait état d’un gâchis. « Le ferroutage qu’on avait il y a 30 ans, ça aurait pu marcher. On l’a sacrifié, souffle-t-il. La politique, ça peut aussi bien détruire que relancer. » Si l’on se fie au vote de 105 millions d’euros de crédits à la Région et aux annonces de la SNCF, les riverains risquent bien de devoir prendre le ootrain en marche.
Réseau Ferré de France conduit actuellement des études techniques, dans le cadre du projet de reprise des circulations ferroviaires entre Oloron et Bedous. Des techniciens vont réaliser des levés topographiques et des sondages géotechniques. Ces interventions ont pour but de collecter des données techniques indispensables pour affiner les caractéristiques du projet, qui sera présenté à la population et fera l’objet d’une enquête d’utilité publique. C’est à partir de début novembre et pour deux mois que les premières équipes seront présentes sur le terrain. Elles procèderont d’abord à un débroussaillage complet de la ligne qui permettra ensuite de réaliser les levés et sondages. Ces études approfondies et la mise au point du dossier d’enquête publique dureront jusqu’en mai 2012. L’enquête publique est programmée début 2013 pour des travaux de fin 2013 à fin 2015.
La Vie du Rail est un groupe de presse français qui publie des
magazines et des livres spécialisés consacrés au chemin de fer
et plus
généralement les transports. Le directeur de la publication est Vincent Lalu.

[Extrait de La Vie du Rail du 19 octobre 2011]
En complément, on avait pu lire sur le site Internet de La Vie du Rail :
03/05/2010
Le vendredi 30 avril, a été signé à Pau un mémorandum franco-espagnol autour de la voie ferrée Pau – Saragosse. Ratifié par le secrétaire d’Etat espagnol aux Infrastructures (Victor Morlan), son équivalent en Aragon, le président de la région Aquitaine (Alain Rousset) et le préfet des Pyrénées-Atlantiques au nom de l’Etat français, il prévoit des « études complémentaires au projet de réouverture de la ligne ferroviaire Pau – Canfranc », fermée depuis plus de 30 ans. 850 000 euros (dont 45 % abondés par l’Union européenne) seront consacrés à cette étude à boucler en 24 mois. Cette décision applique les orientations des sommets franco-espagnols de 2006 (Gérone) et janvier 2008 (Paris). Hypothèse de travail pour les experts : que faut-il prévoir pour que la ligne puisse accueillir 1,5 million de tonnes de fret par an ? A l’occasion, s’est constitué un « réseau des villes pour la réouverture du Pau – Canfranc » rassemblant Orthez, Lourdes, Lacq, Pau et Oloron côté français, Saragosse, Huesca, Jaca et Canfranc côté espagnol.
Le CRÉLOC a été reçu au ministère des Transports, le mardi 5 avril 2011 de 9 h 30 à 10 h 45 par MM. Jérôme Peyrat, conseiller auprès de madame la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, et conseiller régional d’Aquitaine, maire de la Roque-Gageac en Dordogne et Antoine Cordier, conseiller technique. La délégation du CRÉLOC était composée de MM. Alain Cazenave-Piarrot, président et Patrick Marconi, vice-président en charge des questions techniques. Le CRÉLOC était accompagné par madame Martine Lignières-Cassou, députée des Pyrénées-Atlantiques et maire de Pau et monsieur David Habib, député des Pyrénées-Atlantiques et maire de Mourenx.
À l’issue de l’entretien, le CRÉLOC communique :
1° Madame la ministre est favorable à la réouverture du chemin de fer de Canfranc : « La Ministre a pris à son compte le Canfranc », « Les freins ne sont plus financiers ». Il s’agit, pour elle, d’un projet pertinent, « ni folklorique, ni fumeux » ont indiqué les conseillers.
2° La remise en service du tronçon Oloron–Bedous est actée. Madame la ministre a enjoint RFF (Réseau ferré de France, dorénavant propriétaire et gestionnaire de l’infrastructure) de faire diligence pour que soit menée à terme, avant la fin du printemps, l’étude de réalisation Oloron–Canfranc et que soient levés les obstacles techniques (passages à niveau).
3° La Commission Européenne va être sollicitée pour participer au financement de la réouverture entre Bedous et Canfranc.
Le CRÉLOC se réjouit du soutien ministériel et remercie bien vivement les élus qui appuient sa démarche. Il maintiendra toutefois la pression tant que la réouverture jusqu’à Canfranc ne sera pas financée et actée.
Le Bureau du CRÉLOC.
Examen par le Conseil d’État de la requête du CRÉLOC à l’encontre de RFF et de la SNCF pour rouvrir le Canfranc.
Du 28 mars au 3 avril 2011. — Cette semaine le Conseil d’État examine plusieurs affaires de marchés publics litigieux et notamment sur des questions de gestion des déchets, d’alimentation en eau potable ou de concession de stationnement. Le juge administratif suprême se penche aussi sur un recours d’Yves Bertrand, l’ancien patron des Renseignements généraux sur l’évacuation des campements illicites, sur le champ d’application du bouclier fiscal, sur la question de la réouverture de la ligne Pau–Canfranc, sur la gestion de la police municipale de Perpignan face à l’État…
L’Assemblée nationale vote sur la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, sur le texte relatif à un bouclier rural, discute de l’élection des parlementaires et de la transparence de la vie politique, de l’utilisation des réserves militaires et civiles en cas de crise majeure… Les députés auditionnent notamment Éric Garandeau, Pierre Lellouche, Pierre-Yves Duwoye, Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, André-Claude Lacoste, Nathalie Kosciusko-Morizet, Éric Besson, Roselyne Bachelot-Narquin.
Le Sénat débat du texte relatif au prix du livre numérique, du texte de simplification et d’amélioration de la qualité du droit… Les sénateurs auditionnent notamment René Ricol, Dominique-Jean Chertier, Pierre Cardo, Jean-Marc Schlenker, Laurence Tubiana, Jean-Paul Delevoye.
La Cour des comptes organise une conférence de presse pour la présentation de son rapport : Les musées nationaux après une décennie de transformations 2000–2010. »
Le 3 mars 2011 selon le Sud Ouest
Dans la foulée de la réouverture de la ligne Pau-Oloron rénovée et de la mise en service de nouvelles rames ferroviaires pour passagers, les membres du bureau du Comité pour la réouverture de la ligne Oloron–Canfranc (CRÉLOC) ont réuni une vingtaine d’élus de la vallée d’Aspe : Accous, Bedous, Cette-Eygun, Escot, Etsaut, Lourdios, Lurbe, Osse, Sarrance avec le maire de Canfranc, à Bedous, jeudi dernier. Tous les élus d’Oloron à Canfranc étaient invités.
La première étape de la rencontre a consisté en un échange autour des questions que se posent les élus à propos de la ligne Oloron–Canfranc : les coûts avancés par la SNCF, la problématique des passages à niveau, la question du bruit, le fonctionnement au diesel…
Bien des élus ont rappelé leurs doutes quant à la réouverture, après la succession d’espoirs déçus. Ainsi, pour Élisabeth Médard, maire d’Etsaut, « le train serait utile à la vallée, surtout pour les villages où les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses, mais le scepticisme demeure quant à sa réalisation. » Fernando Sanchez, maire de Canfranc, reste motivé : « Pour les Espagnols, pas de problème. Si chacun de son côté a la volonté d’informer les autres, les Aspois sont les premiers qui peuvent y croire. »
La soirée s’est achevée sur des décisions en cours pour créer une dynamique, un groupe de pression sur le secteur : « Collectivement, est-ce que nous le voulons ? Comment le faire ? À nous de montrer la volonté pour avoir ce qu’on veut. »
La bataille du rail serait-elle relancée en vallée d’Aspe ?
Relation de Martine Lacout-Loustalet.
Le 18 mars 2011 selon La République des Pyrénées
Après ses récentes rencontres avec les ministres de l’Environnement et des Transports, le président du conseil régional juge la voie dégagée pour une reprise rapide des travaux.
Ce matin, Alain Rousset, président du Conseil régional, reçoit à l’hôtel de région Guillaume Pépy, président de la SNCF. Nul doute que parmi les sujets de conversation, il sera question de la reprise de l’exploitation de la ligne internationale Pau–Canfranc.
Le sujet est d’autant plus d’actualité que des avancées se font jour sur la voie ferrée. « Je crois que le dossier de la Pau–Canfranc est vraiment débloqué », se réjouit Alain Rousset. Ce dernier a rencontré les secrétaires d’État Nathalie Kosciusko-Morizet (Environnement) le 10 mars, et Thierry Mariani (Transports) le 16 mars dernier.
Ces deux membres du gouvernement sont particulièrement concernés par cette liaison ferroviaire interrompue depuis plus de quarante ans. « Les ministres ont donné leur accord pour le démarrage des travaux », précise le président du Conseil régional d’Aquitaine.
Il indique que les ministres ont proposé une solution satisfaisante pour le réaménagement des passages à niveau entre Oloron et Bedous, parmi lesquels trois (sur les 20 qui jalonnent l’itinéraire) doivent être dénivelés par des ouvrages d’art. Hubert du Mesnil, président de Réseau ferré de France (RFF), participait également à ces rencontres. « J’ai demandé à Réseau ferré de France que les travaux démarrent en 2011 sur les ouvrages d’art et en 2012 pour la voie elle-même », rapporte le président de la Région. « RFF ne conditionne plus à une énième étude le lancement des travaux pour Oloron–Bedous puis pour Bedous–Canfranc », témoigne encore Alain Rousset.
Ces rencontres vont permettre d’accélérer les étapes administratives (inscriptions aux différents schémas d’infrastructure, enquêtes, études opérationnelles). Rappelons que si le Conseil régional prévoit de financer les travaux pour l’instant seul, il espère les contributions ultérieures de l’État et de l’Union européenne. Pour le tronçon Oloron–Bedous dont l’ouverture est espérée pour 2015, l’engagement de la Région est voisin de 100 millions d’euros.
Relation de Jean-Marc Faure, publiée le 18 mars.
L’article précédent Le Canfranc montre son nez, montrait aussi
que l’intérêt pour les conclusions du CRELOC
ne sont pas éteintes, loin de là,
et le visuel du comité qui était conçu au siècle dernier,
comme on le voit ci-dessous, était bien pertinent
(ce qui n’empêche pas de cliquer).
Le jeudi 17 février 2011, a eu lieu l’inauguration officielle de la voie ferrée régénérée entre Pau et Oloron.
Après sept mois de travaux, depuis le 24 janvier dernier, les trains roulent à nouveau sur la ligne du TER Béarn. C’est le 17 février que les co-financeurs de ce renouvellement de la voie et du ballast (RVB) de 35 M€, ont inauguré ce tronçon de la ligne Pau–Canfranc remis à neuf, en inaugurant un train tout neuf portant désormais le nom de Canfranc. La ligne jusqu’à Saragosse se nommant, rappelons-le, « Goya » en l’honneur du peintre Francisco Goya, né vers Saragosse et mort à Bordeaux.
Nous nous exprimerons surtout en images, et avec un film.

Le fameux train est déjà là
Il s’agit d’un X 73500, exactement le X spécifique 73773,
autorail monocaisse, cousin des baleines bleues d’Alstom DDF
décoré pour les TER Aquitaine. [ph. François Rebillard]

Le nez du train
L’autorail est couplable en UM, jusqu’à trois éléments,
et prendrait alors le nom de « train saucisse » ; le vide qu’on aperçoit devant
correspond à une zone d’absorption de choc, comme sur les TGV. [ph. François Rebillard]

La cabine du côté Bedous et Canfranc
Le train est équipé selon les dernières avancées dans les versions propres à ses régions,
comme pour l’Allemagne ou la Suisse, de plus il dispose d’une signalétique intérieure
et un confort exceptionnel pour les passagers. [ph. Fanny Guermonprez]

Il mérite une certaine attention
L’attention est aussi suscitée par la présence des officiels. [ph. Fanny Guermonprez]

Les officiels sont là
Il s’agit de Marcelino Iglesias, devant à gauche, puis
de Bernard Uthurry, d’Alain Rousset, de Pierre Boutier
et de Fernando Sanchez.
Voir leurs qualités respectives ici. [ph. François Rebillard]

Une poignée de mains… de fer
Le directeur régional de la SNCF Aquitaine-Poitou-Charentes serre la main
du maire d’Oloron et conseiller régional. [ph. François Rebillard]

Symbolique et plus que parlant
Ce train porte le nom de Canfranc, bien qu’il se trouve ici à 60 km
mais le visuel du TER l’Aquitaine indique « Voir plus loin » et
comme c’est parti, la rame suivante se nommera sans doute « Saragosse »,
si ce n’est « Zaragoza » si elle est en cofinancement. [ph. François Rebillard]
« Que les promesses ne s’envolent pas »
Les associations qui militent pour la réouverture de la ligne ont salué le baptême du train « Canfranc » et attendent désormais des actes.
Alain Cazenave-Piarrot, président du Comité pour la réouverture de la ligne Oloron–Canfranc (Créloc) a alpagué le président Rousset à sa descente du train. Il lui a offert un morceau de rail, taillé en forme de presse-papiers « pour que les papiers ne s’envolent pas et les promesses
non plus. »
Dans un communiqué, le Créloc s’est « réjoui qu’un autorail soit baptisé Canfranc, qui plus est en gare d’Oloron-Sainte-Marie » après la rénovation de la ligne entre Pau et Oloron. « Nous apprécions l’action ainsi engagée, mais ce que nous voulons, c’est le train jusqu’à Bedous en 2013, comme promis, et surtout jusqu’à Canfranc en suivant. C’est possible ! Le chiffrage est fixé : 280 millions d’euros, sans électrification pour les 93 kilomètres de ligne entre Pau et Canfranc. » Au-delà, la partie Huesca–Canfranc, en Espagne, coûterait 200 millions. « L’Espagne s’acquittera de sa partie », assurait hier l’alcalde de Canfranc.
Le rail ou la route ?
De son côté, la Sépanso Béarn (Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest) salue « un train appelé désir depuis quarante et un ans ! ». Mais, comme le Créloc, elle déplore que « des élus persistent dans l’erreur de relancer la solution du tout-camion : la liaison routière Pau–Oloron ». Les deux associations mettent face à face le coût de la réouverture de la ligne à celui de la nouvelle route, « au bas mot, 285 millions d’euros ». S. L.
Alain Cazenave-Piarrot, président du CRÉLOC, montrant le presse-papier mémoriel, en véritable acier ferroviaire très tenace.
[ph. François Rebillard]

Symbolique aussi
Le 27 mars, ce vieux rail sera vissé au-delà d’Oloron depuis 41 ans,
il y est aujourd’hui livré à la nature sauvage,
avec sa nature propre de rail « à double champignon »
comme dirait le photographe. [ph. François Rebillard]

On ne peut s’empêcher de montrer la nouvelle photo :
Le même autorail part vers Pau en franchissement de l’élégant pont
enjambant le gave d’Oloron. [ph. François Rebillard]
Cette photo est particulièrement émouvante
pour les anciens du CRELOC,
c’est en effet au siècle dernier que
le visuel du comité a été conçu comme
on le voit ci-dessous
(ce qui n’empêche pas de cliquer).
Si vous voulez connaître un instant
la vie de château,
venez nombreux à l’Assemblée générale !

[photo François Rebillard, 2011, à l’arrière-plan : le Layens]
L’Assemblée générale 2011 du CRÉLOC aura lieu au château Fénard,
le samedi 22 octobre 2011
à 15:00 h
au Centre Multiservices de la Vallée d’Aspe,
château Fénard de Bedous.
On voit ci-dessous que le lieu choisi l’année dernière se trouve très près
de la ligne du Canfranc dont on va certainement parler.

Cette Assemblée générale sera précédée d’un repas
au restaurant « Chez Michel » dans la rue principale.
Les inscriptions au repas sont à faire parvenir
avant le 15 octobre à :
| François Rebillard 13, rue de l’Église 64400 LEDEUIX |
@ |
L’assemblée générale est ouverte à tous, sympathisants et adhérents,
cependant, seuls ces derniers peuvent participer aux divers votes
s’ils sont à jour de leur cotisation 2011.
Le jeudi 17 février 2011, aura lieu l’inauguration officielle de la voie ferrée régénérée entre Pau et Oloron.
Après sept mois de travaux, depuis le 24 janvier dernier, les trains rou lent à nouveau sur la ligne du TER Béarn.
Mais c’est le 17 février que les co-financeurs de ce renouvellement de la voie et du ballast (RVB) de 35 M€, inaugureront ce tronçon de la ligne Pau–Canfranc remis à neuf.
Alain Rousset
député de la Gironde,
président du Conseil régional d’Aquitaine
Bernard Uthurry
premier vice-président du Conseil régional d’Aquitaine,
maire d’Oloron-Sainte-Marie.
Pierre Boutier
directeur régional SNCF Aquitaine-Poitou-Charentes
En présence de
Marcelino Iglesias Ricou
président du gouvernement d’Aragon
et de
Fernando Sanchez Morales
maire de Canfranc
À cette occasion, un des nouveaux autorails désormais en exploitation (série X 73500), sera baptisé du nom de « Canfranc ».
le jeudi 17 février 2011 à 12 heures
à la Gare SNCF
Avenue du 4-Septembre
à Oloron-Sainte-Marie
Pyrénées-Atlantiques

Le 24 janvier 2011 à 14 heures 23 :
Premier jour de reprise des circulations ferroviaires entre Pau et Oloron-Sainte-Marie.
Entrée en gare d’Oloron d’un X 73500 sur le pont du gave d’Oloron,
en provenance de Pau. [ph. François Rebillard]

Le 24 janvier 2011 à 14 heures 29 :
Le même autorail part vers Pau en franchissement de l’élégant pont
enjambant le gave d’Oloron. [ph. François Rebillard]
Cette photo est particulièrement émouvante
pour les anciens du CRELOC,
c’est en effet au siècle dernier que
le visuel du comité a été conçu comme
on le voit ci-dessous
(ce qui n’empêche pas de cliquer).