Chantier de debroussaillage entre Bedous et Canfranc

Chantiers de débroussaillage, sondages géotechniques et levés topographiques entre Bedous et Canfranc .

30 Novembre 2018

Si vous passez en haute Vallée d’Aspe, vous remarquerez un petit changement; les rails sont à nouveau visibles entre Bedous et Canfranc, plus précisément entre Bedous et l’entrée du tunnel ferroviaire du Somport, aux Forges d’Abel.

En cette année 2018, des travaux de débroussaillage/abattage ont  eu lieu.

Tout d’abord entre début janvier et mi-mars pour une première tranche, puis entre mi-août et fin octobre pour la seconde. La période d’interruption était liée à des enjeux environnementaux:

– pas de travaux bruyants entre mars et septembre en raison de la présence d’aires de nidification du Gypaète barbu et du Vautour percnoptère

– mesures particulières pour les zones avec espèces protégées (faune et flore : Aigremoine élevée, Oeillet superbe, Orpin de Nice, Brillante minuscule, Clausilie basque, Hélice de Navarre, Azuré du serpolet, Maillot d’Aspe)

Ces travaux de nettoyage  entre Bedous et Canfranc ont ensuite permis d’effectuer l’inspection détaillée des ouvrages ainsi que des sondages géotechniques et des levès topographiques (levé topo principal par survol d’hélicoptère et levés complémentaires par méthode classique). A noter que le levé par voie aerienne a également concerné le tronçon Pau-Bedous.

Ces investigations techniques sont le préalable à l’étude d’avant-projet ( AVP) pour la conception du tronçon Pau-Somport. Elles font parti d’un programme d’études de 14,7M€ qui permettra de lancer la phase d’enquête publique et de travaux pour la réouverture de la ligne Pau-Canfranc-Saragosse. Ces études sont financées à 50% par l’Union Européenne au titre du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE).

Ci-dessous, quelques images de ces opérations. Bon visionnage !

Vidéo 1 : Tronçon Gare de Bedous => Gare de Lescun-Cette-Eygun

 

Vidéo 2 : Tronçon  Gare de Lescun-Cette-Eygun => Gare d’Urdos ( à venir; en cours de montage)

Vidéo 3 : Tronçon  Gare d’Urdos => Forges d’Abel – entrée du Tunnel du Somport ( à venir; en cours de montage)

 

Pau-Canfranc-Saragosse : Du nouveau à « L’Estanguet »

Le 27 mars dernier, 48 ans après le déraillement du train au Pont de l’Estanguet, la végétation avait pris ses aises autour du lieu de l’accident.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais, ces jours ci, des travaux d’abattage et de débroussaillage sont réalisés par l’ONF afin de permettre la vérification de l’état de la plateforme et des ouvrages d’art.

Ces travaux entre Bedous et Les Forges d’ Abel, permettront de compléter les « Etudes pour la réhabilitation du tronçon ferroviaire transfrontalier entre Pau-Saragosse » qui sont en cours, cofinancées par l’Union Européenne.

Et le 21 septembre 2018, le panorama s’est enfin dégagé, permettant d’observer à nouveau les fondations du pont écroulé.

Que ce soit depuis la culée sud ( côté Canfranc),

ou depuis la culée Nord (côté Bedous)

Aussitôt le nettoyage de la zone terminé, les sondeurs ont pris possession du terrain.

Ci-dessous, vous pouvez visionner deux vidéos tournées à deux jours d’intervalle.

Des images qu’aurait aimé voir Bernard (Barrère), récemment disparu, ainsi que tous les membres du CRELOC qui nous ont précédemment quittés, Alain, Charles, Jean, Jean, René, Robert, Yvan, Yvon, sans oublier nos amis de la CREFCO qu’étaient Rosa et Santiago  !!!

Décès de Bernard Barrère

Avec la disparition de Bernard Barrère, le CRÉLOC et la CREFCO perdent un infatigable compagnon de combat et de militance. Au-delà de l’action opiniâtre au jour le jour qui constitue l’ordinaire de notre combat, Bernard Barrère fut, pour nous tous, une référence qui s’imposait par son élévation d’esprit, sa clairvoyante rigueur et son immense culture. Dans cette épreuve, le CRÉLOC et la CREFCO se tournent vers son épouse et leurs enfants pour dire combien ils partagent leur peine.

Bernard Barrère Disparition 18 09 2018

Bulletin Hispanique

Autres publications

Bernard Barrère est au centre, avec casquette et lunettes de soleil.

 

Bedous-Canfranc : « À vos marques… prêts… »

Bedous-Canfranc : « À vos marques… prêts… c’est presque parti pour le débroussaillage ! »

Au PN 61, à Bedous, les oiseaux gazouillent encore, juchés sur les arbustes qui ont envahi la voie ferrée.

Mais pas pour longtemps.

Ils vont bientôt  devoir trouver un autre perchoir pour faire entendre leurs chants.

En effet, les «machines» sont déjà en place pour procéder au débroussaillage du tronçon Bedous-Canfranc.

 

Que ce soit en direction du nord, vers Bedous …

 

… ou en direction du sud, vers Canfranc.

Le “Cereal”

Depuis aujourd’hui, lundi 9 octobre 2017, au grand bonheur des moineaux,

Les moineaux apprécient le maïs, arrivé en camions à Canfranc et qui repartira, en train, vers Saragosse – Photo Gérard Lopez

le maïs est de retour dans les « Silos de Canfranc »
… et le train aussi !

Les infos que j’ai récoltées :
– une trémie se charge en 1/4 d’heure
– une trémie = 2,5 camions
– le remplissage des trémies est automatique
– par contre, c’est le technicien qui fait avancer le convoi
– peu de camions arrivent actuellement

 

Le Transpyrénéen en Vallée d’Aspe

Ce livre qui parle d’ouvrages d’art est présenté comme un livre d’art

En 180 pages et de nombreuses photos inédites, c’est l’historique de la gestation de la ligne du Canfranc depuis la moitié du XIXe siècle, sa construction et son inauguration en 1928. C’est avant tout un hommage aux ouvriers et ingénieurs qui ont bâti cette voie ferrée d’exception en Vallée d’Aspe. Nul doute que vous aurez tous à cœur de mettre cet ouvrage doublement d’art sur les rayons de votre bibliothèque.

 

Une construction et des hommes… [Éditions Monhélios, 2013]

Le transpyrénéen en vallée d’Aspe, de Régine Péhau-Gerbet, aux Éditions Monhélios, Pau

Préface de Michel Papy. 180 pages, illustration en noir et blanc, broché, cousu, 22 x 22 cm, 27,00 €

Régine Péhau-Gerbet devant la voie ferrée qui passe en grande partie sous Oloron-Sainte-Marie. [photo Sébastien Lamarque]

Il y a un an, nous n’avions pas manqué de parler de Régine Péhau-Gerbet, cette historienne qui avait pris à cœur de restituer l’aventure du Canfranc… Désormais, son travail est mis à la portée de tous.

Après une bataille acharnée pour que le Transpyrénéen franchisse le Somport, la vallée d’Aspe va vivre pendant plus de vingt ans au rythme des chantiers avant de voir passer le premier train inauguré en grande pompe en 1928 à Canfranc. Deux mille ouvriers venus surtout de l’Aragon voisin  vont ainsi travailler le long du tracé, d’Escot aux Forges d’Abel, accomplissant des travaux titanesques et réalisant des prouesses techniques.

Mais qui sont ces hommes qui creusent la montagne pour relier par le rail  France et Espagne ? Quelles sont leurs conditions de vie et de travail ? Comment sont-ils perçus par les Aspois, population rurale, bien loin du monde ouvrier et du machinisme ?

Régine Péhau-Gerbet répond à ces questions et à quelques autres, en étayant sa démonstration de cartes postales, de documents d’époque et de témoignages.

Dans le cadre d’un mémoire de maîtrise préparé dans les années 80, Régine Péhau-Gerbet avait rencontré les derniers acteurs et les derniers témoins de ce chantier qui a bouleversé toute la vie de la vallée d’Aspe en ce premier quart de XXe siècle. Cette professeur d’histoire-géographie, aujourd’hui jeune retraitée, a repris ce sujet qui l’avait passionnée, l’a approfondi tout en lui ôtant sa gangue universitaire. il en résulte un livre passionnant sur cet envers du décor que sont les acteurs et bâtisseurs de ces grands travaux, ouvrage agrémenté d’une iconographie inédite sur cette ligne de chemin de fer devenue mythique.