Le CRÉLOC et la CREFCO sont très, très tristes !

La lutte pour la réouverture de la ligne internationale Pau-Canfranc-Saragosse a perdu l’un de ses plus éminents activistes.

Luis Granell est décédé à Pau le 17 février 2022 à l’âge de 74 ans, suite aux blessures occasionnées le 12 janvier dernier lors d'un accident de montagne, alors qu'il effectuait une sortie en raquettes sur les hauteurs de la vallée d'Ossau. Depuis ce jour là, il était hospitalisé à l'hôpital de Pau où il était plongé dans un coma artificiel.

Journaliste, géographe, romancier et essayiste, Luis était très connu dans le monde associatif aragonais. Il a été l'un des père fondateur de la CREFCO et son porte-parole de 1993 à 2004.

Comme le souligne Alain Cazenave-Piarrot, le président du CRÉLOC, "Avec la disparition de Luis Grañell, le combat pour la réouverture du Canfranc perd un de ses plus grands défenseurs. Luis étonnait par sa culture, la clarté de ses analyses et sa pugnacité dans l’action. Le CRELOC et la CREFCO perdent un véritable ami ".

Luis est né à Saragosse en 1948 et décédé à Pau en 2022, tout un symbole que nous laisse ce grand défenseur de la réouverture de la ligne Pau-Saragosse.

Une importante délégation représentant nos deux associations était présente lors de son incinération au crématorium de Pau le 22 février. Nous étions encore plus nombreux à la cérémonie de "despedida" organisée le mercredi 23 février au siège des Cortes d’Aragon à Saragosse ainsi qu'à l'hommage rendu le 27 mars dans la salle du conseil municipal de Canfranc.

Adieu Luis, tu nous manqueras énormément et nous continuerons la lutte avec encore plus de ferveur, en ta mémoire !

**********

Extrait de la cérémonie aux Cortes de Aragón à Saragosse

L'hommage rendu en mairie de Canfranc

L' hommage du Président du CRÉLOC

 

Dans la presse française

La République des Pyrénées

La vie du rail

 

Dans la presse Espagnole

Heraldo de Aragón (1)

Heraldo de Aragón (2)

El Periódico de Aragón

Radio Huesca

 

 

Travaux de confortement d’un talus à Sarrance

Comme tout le réseau ferroviaire français, l’état de la ligne entre Pau et Bedous fait l’objet d’une surveillance de la part de SNCF Réseau. Mais ici, l’inspection est double, car des membres du CRÉLOC sont également aux aguets, prêts à signaler la moindre perturbation.

C’est ainsi que nous avions remarqué que, à 300 mètres au Sud de la halte de Sarrance, un talus commençait à s’affaisser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans un premier temps, des plots de nivellement ont été implantés, afin de permettre aux géomètres, d’effectuer un relevé de nivellement quotidien, qui permettra ensuite de dire rapidement s’il faut injecter le talus ou non.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 19 février 2021, un arrêté municipal a été publié afin d’autoriser l’entreprise effectuant les travaux, à installer une base de vie sur la voie publique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chantier a pu alors débuter par l’installation d’un escalier d’accès,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

puis s’est poursuivi par le nettoyage des fossés et ouvrages hydrauliques.

 

 

Actuellement, une partie du flanc de talus a été recouvert d’une toile de géotextile, fortement épinglée au sol, qui sera ensuite végétalisée.

Dans 3 semaines, des parois berlinoises seront descendues ( dans la zone à droite de la photo ) pour consolider la plateforme ferroviaire; durée des travaux: 2 semaines.

(les parois berlinoises sont des profilés métalliques enfoncés verticalement dans le sol pour constituer un blindage s’opposant aux poussées des sols)

… à suivre

Assemblée générale 2020 – suite

En ce 10 octobre 2020, c’est une ambiance automnale qui a accueilli en gare de Bedous les adhérents du CRÉLOC qui ont participé à notre AG (photo François Rebillard)

Après que chaque participant ait émargé la liste à disposition, l’Assemblée générale a débuté par la lecture du mot que nous a transmis – via son voisin, Noël – Marie, l’épouse d’André Cazetien, l’un des plus anciens et fervent défenseur du Canfranc. Le voici :

« Je viens au nom de mon mari André CAZETIEN excuser son absence à votre A.G du samedi 10 octobre 2020 pour raisons de santé. Après une longue hospitalisation (fracture du bras gauche) et des complications, il a été admis à la maison de retraite de Mourenx. Je lui ai apporté avant-hier votre important bulletin de liaison qu’il a feuilleté car il n’y voit plus guère à 97 ans. Je lui lirai des passages au fur et à mesure des visites très limitées en raison du Covid.
Il me charge de vous féliciter pour votre gros travail et de vous encourager pour continuer votre combat. Il va mieux mais a du mal à retrouver sa pleine forme.
En attendant, je me joins à lui pour vous envoyer notre plus amical souvenir. »
Marie et André Cazetien

 

La réunion s’est tenue dans une des salles du château Fénart, où, comme vous pouvez le constater, les contraintes sanitaires ont été respectées (photo Irek Tobor)

 

 

 

Le lieu de réunion a permis aux participants d’assister au passage du TER Bedous-Pau de 12 h 31 qui sortait de la brume (photo François Rebillard)

 

 

 

Maintenance de la ligne entre Pau et Bedous

Quatre ans après la reprise des circulations entre Oloron et Bedous, le trafic n’a pas consolidé tous ses objectifs.

Il est vrai que de nombreux mouvements sociaux, dont ceux de décembre 2019/janvier 2020, et la crise sanitaire de la Covid 19, n’ont pas favorisé un flux croissant de voyageurs, même si les vacances, surtout celles d’été, garantissent une fréquentation touristique indéniable.

Il n’en demeure pas moins qu’au plan commercial, Oloron–Bedous dispose d’une marge de progression certaine. Peut mieux faire, pourrait-on ainsi sermonner l’exploitant !

Pourtant, au plan technique, la ligne entre Pau et Bedous n’est en rien négligée, comme le prouvent les trains de SNCF–Infra encore récemment engagés.

Durant le mois de juin 2020, nous avons ainsi aperçu :

a/ un convoi de 10 wagons-trémies transportant du ballast et encadrés par 2 BB 69000.

Ces locomotives diésel datent des années 1960. Elles ont été transformées au début des années 2000, essentiellement pour les besoins de l’Infra SNCF, pour l’ entretien de la voie.

 

 

 

b/ un train désherbeur, circulant à une vitesse de 25 km/h de moyenne, et qui ce jour là était composé :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

de 2 BB 69000,

 

 

 

 

 

 

 

 

d’un wagon-désherbeur, avec sa cabine, ses buses latérales et orientables pour asperger la voie et ses abords, et ses lances manuelles pour épandre au plus loin

 

 

 

 

 

 

et d’une citerne de produit désherbant (58 m3)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

c/ l’automoteur UFM160, propriété de la filiale de la SNCF Eurailscout. Derrière ce nom ésotérique,  se cache tout simplement une machine chargée de vérifier la géométrie de la voie (écartement des rails, dévers/inclinaison, …). Pour les initiés, c’est un Mauzin nouvelle génération.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tous ces travaux avaient ils pour but de préparer le terrain ?

Jusqu’à présent, les autorails 73500 Pau-Bedous circulaient majoritairement avec le pelliculage des anciennes régions du Limousin et de Charente Poitou.

Depuis juillet, les premiers 73500 avec la livrée de la Région Nouvelle Aquitaine circulent sur notre ligne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Espérons que la qualité de la ligne sera un atout supplémentaire pour que la clientèle monte en nombre à bord du TER BÉARN !