Le fret ferroviaire, ils y croient !

À rebours de ce que les rapports Duron et Spinetta voudraient nous faire croire, le fret ferroviaire a de l’avenir en France et en Europe. Et pas seulement entre Pau et Saragosse, comme la CREFCO et le CRÉLOC le répètent et l’écrivent à l’envi !

Le premier exemple de ce renouveau vient télescoper l’actualité ferroviaire française de ces dernière semaines. Alors qu’ici, malgré les belles envolées ministérielles, le train des primeurs – qui reliait Perpignan à Rungis – est arrêté faute d’investissements. Avec, pour première conséquence, de mettre (selon les sources) de 20 à 25 000 camions de plus par an sur les routes.

Pendant ce temps, le groupe logistique international DHL crée une liaison Valence-Rotterdam.

En France aussi, ce type d’initiatives existe. En Nouvelle-Aquitaine, un nouveau tronçon de ligne fret vient d’être rénové entre Niort et Parthenay. Ce qui devrait retirer de la route les 11 500 camions que deux chargeurs importants de cette ligne n’utiliseront plus.

Voilà de nouveaux arguments en faveur de la réouverture complète de la ligne Pau-Canfranc-Saragosse !

L’avancée des travaux en gare de Canfranc

La plate-forme de Los Arañones est en pleine ébullition. Les travaux avancent à grand pas tant sur le bâtiment principal que sur la nouvelle gare en construction.

L’un de nos correspondants, Jesús Crusellas, nous a fait parvenir une vue d’ensemble de ces travaux.

Sur le bâtiment originel, les travaux ont désormais lieu à l’intérieur. Les anciennes huisseries ont été enlevées ce qui lui donne un petit air fantomatique.

À droite, devant les silos et le train de céréales qui attend son chargement, on peut constater que la structure de la nouvelle gare est en place. Et la pose des voies dédiées aux marchandises (les plus orientales) va bon train… si l’on peut dire.

Si les délais sont tenus, l’ouverture de la nouvelle gare devrait avoir lieu en 2020. Très vite, donc !

Le pont-route du PN 24, à Herrère, prend forme

Nous vous avions déjà parlé des travaux en cours en vue de la suppression du PN 24 à Herrère, en décembre 2018 et au mois de mars dernier.

L'ami Gérard Lopez est retourné faire le point sur le chantier du futur point-route qui enjambera la voie ferrée Pau-Oloron. Il nous offre de nouvelles photos des travaux, sous la forme d'un diaporama.

Un dimanche… à Canfranc !

Comme chaque année, la CREFCO et le CRÉLOC vous convient à Canfranc pour un rassemblement à la fois festif et revendicatif. La CREFCO nous a communiqué le programme de la journée :

Le rendez-vous est donc fixé à 11 h 30. Ce sera l’occasion, pour beaucoup, de découvrir l’ensemble des travaux entrepris sur le site des Arañones (construction d’une nouvelle gare et rénovation du bâtiment historique de la gare de Canfranc).

Pour celles et ceux qui seraient et hispanophones et à Saragosse en cette période, voici une façon originale de se joindre à nous ce jour-là :

¡¡¡Buen viaje!!!

Le Comité de lignes 2019, à Oloron

Le CRÉLOC était invité à participer, comme chaque année, au Comité de lignes de l’étoile du Béarn (lignes 63, 64 et 65). Cette année, le rendez-vous était fixé à 18 h, au Lycée du IV-Septembre, à Oloron-Sainte-Marie… à un jet de pierre de la gare. Mais trop tôt pour les usagers des trains arrivant de Bedous et de Pau qui auraient souhaiter y assister !?. Une trentaine de personnes y ont assisté.

Dans l’attente de la mise en ligne du compte rendu des membres du Conseil d’Administration qui y assistaient, nous vous proposons de parcourir les documents qui nous ont été présentés :

 

Le Canfranc et les élections en Europe et en Espagne

Les élections européennes

Personne ne l’ignore, du 23 au 26 mai 2019 ont lieu dans les 28 pays de l’Union Européenne les élections qui renouvelleront les députés européens.

Bien entendu, des deux côtés des Pyrénées, le Canfranc – dossier à l’enjeu européen évident, tant du fait de son histoire que du projet (européen) de réouverture – a suscité des questionnements.

Le CRÉLOC n’a pas manqué de la faire. Nous avons adressé aux listes (à l’exemple [par ordre alphabétique] de celui adressé à M. Alexandre, Parti des citoyens européens) pour lesquelles nous disposions de l’adresse électronique, un courrier sollicitant leur soutien dans le cadre du prochain plan de financement du MIE.

Envoyé un peu tard ? Désintérêt ? Méconnaissance du dossier ? À ce jour, nous avons reçu 2 accusés de réception (Debout le France et le Parti Pirate) et une seule réponse. Nous nous garderons bien d’en tirer quelques conclusions que ce soit, compte tenu des biais (tous ne l’ont pas reçu, délai de traitement).

Les élections régionales en Espagne

Ce 26 mai, en Espagne, les électeurs sont invités à voter pour les élections européennes, bien sûr, mais aussi pour les élections régionales et les élections municipales.

C’est dans le cadre des élections régionales que le journal “El Periódico de Aragón” a demandé, entre autres, leurs avis sur le Canfranc à la majorité des partis politiques (manque PODEMOS). Voici, en ligne, leurs réponses :

  • Izquierda Unida => Ne se « mouillent » pas trop  , en affirmant qu’il faut « avancer vers la réouverture du Canfranc ».
  • Cudadanos => https://www.elperiodicodearagon.com/noticias/temadia/reclamar-compromiso-obras-pendientes_1363468.html. Très généraliste, même s’ils évoquent « la réouverture du Canfranc pour les marchandises ».
  • Partido ARagonés => « Il faut développer les infrastructures ferroviaires, en particulier la communication avec la France par Canfranc »
  • Partido Socialista (le parti de Javier Lambán) =>  Il faut « promouvoir/renforcer intensément les corridors et les projets de connexion ferroviaires d’Aragon, aussi bien pyrénéens que cantabrique et méditerranéen » Manque de place pour écrire Canfranc ?
  • Partido Popular => Il veut écrire un Pacte pour inscrire les priorités d’investissements (…), les passages du Canfranc et la Traversée centrale des Pyrénées (…) »
  • Chunta Aragonesista (le parti de José Luis Soro) => Dans un entretien, Soro revendique le travail réalisé ces quatre dernières années (avec le PSOE de Lambán) entre l’Aragon, la Nouvelle-Aquitaine et l’Europe.

Un peu de patience, donc…

La gare de Canfranc sur France Culture

Ce printemps, le CRÉLOC a été sollicité – comme d’autres – pour évoquer la gare de Canfranc et la ligne Pau-Canfranc-Saragosse au micro de MM Olivier Chaumelle et François Teste, journaliste et réalisateur de l’émission « Une histoire particulière » qui est diffusée les samedis et dimanches sur les ondes de France Culture.

Le lien de l’émission de ce 25 mai et de celle de demain :

https://www.franceculture.fr/emissions/une-histoire-particuliere-un-recit-documentaire-en-deux-parties/canfranc-12-il-faut-passer-les-pyrenees

Bonne écoute !!!


Dès le 16 mai, nous avions relayé le message de M. Chaumelle, qui nous avait informé voici quelques jours :

FRANCE CULTURE

Nous avons le plaisir de vous inviter à écouter :

Une histoire particulière

Canfranc, gare internationale d’altitude

Deux émissions d’Olivier Chaumelle réalisées par François Teste

Première partie : Il faut passer les Pyrénées.

Diffusion sur France Culture le samedi 25 mai 2019 de 13h30 à 14h00

Deuxième partie : Que faire de cette gare et de la ligne qui ne la dessert pas ?

Diffusion sur France Culture le dimanche 26 mai 2019 de 13h30 à 14h00

Avec :

Maryse Bona, guide-conférencière

Alain Cazenave-Piarrot, géographe, président du CRELOC

Pascal Desmichel, géographe, maître de conférences à l’université de Clermont-Auvergne

Jonathan Dias, ancien cheminot, explorateur de la gare de Canfranc

Victor Lopez, ancien maire de Canfranc

Jaime Ortiz, de la gare de Canfranc

Régine Péhau-Gerbet, historienne

www.franceculture.fr

 

Si, par cas, vous ne pouviez pas « avoir l’oreille collée au poste », comme on disait antan, il vous sera possible de l’écouter en différé, sur le site de France Culture ou, mieux, de la télécharger pour l’écouter (et réécouter !) à loisirs, quand bon vous semblera !

Nous mettrons cette page à jour avec les liens utiles la semaine qui suivra la diffusion des 25 et 26 mai prochains.

 

Les paradoxes du transport routier, sur Arte

La chaîne Arte a diffusé, le 7 mai 2019, un documentaire au titre un peu provocateur – « Putains de camions – Les poids lourds en question » –, mais qui parlera à toutes celles et tous ceux qui, depuis des années, déplorent la place faite au « tout routier », tant en France qu’en Europe.

Le réalisateur, Jens Niehuss, a choisi de nous parler de la situation en Allemagne, mais, bien vite, le sujet s’internationalise. Ci-dessous, nous avons reproduit la présentation qu’en a faite Arte.

https://www.arte.tv/fr/videos/081593-000-A/putains-de-camions/

« Putains de camions » explique aussi, lucidement, quels sont les freins qui pèsent parfois, sur un report modal plus favorable au rail.


En Europe, 80 % des marchandises sont transportées par voie routière. Mais à quel prix ? Enquête sur la folie des poids lourds.

Cela n’aura pas échappé aux automobilistes : les autoroutes européennes sont encombrées par des files de poids lourds toujours plus interminables. Alors que près de 80 % des marchandises transitent par voie routière, le nombre de camions en circulation devrait augmenter de 40 % dans cinq ans. Pourquoi ce choix de la route au détriment du rail ou du transport maritime, qui présentent pourtant de nombreux avantages, notamment écologiques ? Pour quelle raison les camions sont-ils aussi nombreux – un tiers d’entre eux, selon les estimations – à rouler à vide ? Diesel bon marché, dumping sur les salaires des chauffeurs, explosion des commandes sur Internet, production et livraison à flux tendu : cette folie des poids lourds, qui résulte d’une série de décisions politiques, notamment un investissement massif dans les autoroutes, sert des intérêts économiques. Si les entreprises privées profitent de ce système, les citoyens en subissent les conséquences : embouteillages, pollution, risques sanitaires et usure précoce des infrastructures publiques. À l’échelle du continent, la Suisse offre pourtant un modèle plus vertueux : le pays a su s’affranchir du lobby automobile pour miser sur le transport ferroviaire.

Le PN 24 va disparaître… suite !

Pour compléter l’article publié le 26 décembre dernier…

… l’ami Gérard Lopez nous a concocté un nouveau photo-montagne des travaux de suppression du PN 24 à Herrère.

Publié le 26 décembre 2018…

Le PN 24, à Herrère, va disparaître !

Elle était annoncé depuis longtemps : la suppression du PN 24 sur la RN 134, à Herrère, va disparaître dans les prochaines semaines !

C’est en tout cas ce que laisse présager le piquetage qui a été réalisé sur le terrain à la mi-décembre. L’ami Gérard Lopez s’est rendu sur place pour marquer la pellicule et nous en faire profiter.

8 millions d’euros vont être investis par l’État pour supprimer le PN 24 d’Herrère. Au-delà de la sécurisation de la RN 134, ce lourd engagement financier témoigne – si besoin était – de l’avenir certain de la ligne Pau-Oloron-Canfranc-Saragosse. Engagement encore réaffirmé le 1er décembre dernier à Canfranc.

On se souvient que lorsque M. Dominique Bussereau était secrétaire d’État aux Transports du gouvernement Fillon (du 18 mai 2007 au 13 novembre 2010), il avait proposé un plan de sécurisation des passages à niveau (PN). Ce plan avait été arrêté après un nouvel accident entre un TER et un bus scolaire.

Si vous souhaitez prolonger vos recherches, voici deux liens :

Nous n’avons pas, pour l’instant, de date précise quant au démarrage des travaux. Mais il est fort probable que cela sera en début d’année.

Lorsqu’ils seront terminés, voici (ci-dessous) à quoi ressemblera le secteur. Gérard a reporté, sur ce plan des travaux (publié voici quelques temps, dans la République des Pyrénées), l’endroit à partir duquel il a pris les deux clichés ci-dessus (pastille rouge). Les croix marquent les directions vers lesquelles il a braqué son objectif.

De nouvelles voies à Canfranc !

En cette fin octobre, côté français, on peut se rendre compte de visu que les études vont bon train (si l’on peut dire !!!) : débroussaillage et sondages marquent la voie dans le paysage entre Bedous et les Forges d’Abel.

Côté Canfranc, cela ne chôme pas non plus. Après la démolition de bâtiments amiantés, ce sont les voies de la partie orientales de l’esplanade qui ont été modifiées. Ce qui a consisté, en particulier, à équiper les voies de fret de nouvelles traverses (cf. détail ci-dessus, photo de Julien Rebillard) et rails. Outre le fait qu’elles sont neuves (la moindre des choses…), elles sont aptes à recevoir, le moment venu, les rails à écartement européen !

L’entreprise chargée de ces travaux a dû faire vite car les Silos de Canfranc ne pouvait pas attendre trop longtemps les nouvelles voies. Les nouvelles voies sont opératives après 3 semaines d’interruption du trafic de maïs. Dès que les travaux ont été réceptionnés, le « Cereal» a pu reprendre du service le 31 octobre !

Quand des industriels préfèrent le train

En 2018, malgré le dumping social dont bénéficie le transport routier, des industriels – de plus en plus nombreux – se tournent vers le train. Nous vous signalons les derniers exemples dont nous avons entendu parler. En France et en Espagne.

L’un des exemples les plus significatifs est, sans conteste, celui de Perrier qui, désormais expédie sa production de son usine de Vergèze vers le port de Fos-sur-Mer par train.

Le site Internet 20munites.fr a, comme d’autres, publié l’information. À noter que la solution train avait été abandonnée par Perrier en 2007. Rien n’est donc définitif…

Chez nos amis aragonais, c’est un minotier – Harineras Villamayor – qui attend son ITE (Installation terminale embranchée) pour pouvoir remplacer ses approvisionnements routiers. En résumé, l’entreprise a déménagé son installation sur le site de Plasencia del Monte, près de Huesca. Elle avait reçu l’assurance qu’elle serait raccordée à la voie de chemin de fer et, pour le moment, ce n’est pas le cas.

Alors, que faut-il en conclure ? Eh bien, pour de nombreuses raisons – économiques, sociales et environnementales –, des entreprises préfèrent le train à la route pour leurs relations fournisseurs-clients. Depuis de nombreuses années, Opel souhaite la réouverture du Canfranc pour que la production de son usine de Figueruela soit exportée vers l’Europe du Nord en train. Aujourd’hui, alors que l’avenir industriel de Figueruela semble assuré, la demande de trains par le Canfranc est toujours là !

Et, s’il est encore trop tôt pour en parler, côté français, ça frémit du côté de Lacq. À suivre…