De nouvelles voies à Canfranc !

En cette fin octobre, côté français, on peut se rendre compte de visu que les études vont bon train (si l’on peut dire !!!) : débroussaillage et sondages marquent la voie dans le paysage entre Bedous et les Forges d’Abel.

Côté Canfranc, cela ne chôme pas non plus. Après la démolition de bâtiments amiantés, ce sont les voies de la partie orientales de l’esplanade qui ont été modifiées. Ce qui a consisté, en particulier, à équiper les voies de fret de nouvelles traverses (cf. détail ci-dessus, photo de Julien Rebillard) et rails. Outre le fait qu’elles sont neuves (la moindre des choses…), elles sont aptes à recevoir, le moment venu, les rails à écartement européen !

L’entreprise chargée de ces travaux a dû faire vite car les Silos de Canfranc ne pouvait pas attendre trop longtemps les nouvelles voies. Les nouvelles voies sont opératives après 3 semaines d’interruption du trafic de maïs. Dès que les travaux ont été réceptionnés, le « Cereal» a pu reprendre du service le 31 octobre !

Quand des industriels préfèrent le train

En 2018, malgré le dumping social dont bénéficie le transport routier, des industriels – de plus en plus nombreux – se tournent vers le train. Nous vous signalons les derniers exemples dont nous avons entendu parler. En France et en Espagne.

L’un des exemples les plus significatifs est, sans conteste, celui de Perrier qui, désormais expédie sa production de son usine de Vergèze vers le port de Fos-sur-Mer par train.

Le site Internet 20munites.fr a, comme d’autres, publié l’information. À noter que la solution train avait été abandonnée par Perrier en 2007. Rien n’est donc définitif…

Chez nos amis aragonais, c’est un minotier – Harineras Villamayor – qui attend son ITE (Installation terminale embranchée) pour pouvoir remplacer ses approvisionnements routiers. En résumé, l’entreprise a déménagé son installation sur le site de Plasencia del Monte, près de Huesca. Elle avait reçu l’assurance qu’elle serait raccordée à la voie de chemin de fer et, pour le moment, ce n’est pas le cas.

Alors, que faut-il en conclure ? Eh bien, pour de nombreuses raisons – économiques, sociales et environnementales –, des entreprises préfèrent le train à la route pour leurs relations fournisseurs-clients. Depuis de nombreuses années, Opel souhaite la réouverture du Canfranc pour que la production de son usine de Figueruela soit exportée vers l’Europe du Nord en train. Aujourd’hui, alors que l’avenir industriel de Figueruela semble assuré, la demande de trains par le Canfranc est toujours là !

Et, s’il est encore trop tôt pour en parler, côté français, ça frémit du côté de Lacq. À suivre…

Les transports… et le train en débat en Aspe

Après l’accident mortel du 27 août 2018 d’un camion transportant des matières dangereuses (du chlorite de sodium), la question des transports est revenue avec force dans les débats en vallée d’Aspe. Et au-delà !

Un collectif d’Aspois s’est rapidement constitué et a procédé à des blocages et/ou filtrages de camions. En vallée, bien sûr, mais aussi au-delà ! Le 3 octobre, Les opposants au transit de poids lourds ont filtré la circulation devant la cité scolaire d’Oloron-Sainte-Marie, devant laquelle passe la rocade empruntée tous les jours (ou presque) par tous les PL qui traversent la capitale du Haut Béarn.

L’actualité est venue percuter (si l’on peut dire) une manifestation organisée par des associations que nous connaissons bien : Code Béarn, l’ACCOB, Haut Béarn Transition, la SEPANSO 64, ainsi que Chacam et Hart Brut. Sans oublier le CRÉLOC, cela va de soi. Depuis le mois de juin, elles travaillaient sur l’organisation d’une journée « Transports et intérêt général », avec la projection du film « L’intérêt général et moi » réalisé par Sophie Métrich et Julien Milanési. Entre 150 et 200 personnes se sont réunies le samedi 29 septembre 2018, à la salle des Fêtes d’Accous. Après la projection, un débat a prolongé les images. Est venue, ensuite, le temps des propositions sur le thème «K-est-ce K-on fait, ensemble, ici et maintenant ? » Lorsque toute la matière assemblée ce jour-là sera mise en forme, nous la mettrons en ligne. L’alternative ferroviaire de la ligne Pau-Canfranc-Saragosse semble tout à fait crédible pour un report de trafic de la route vers le rail.

Autre occasion de débattre des transports en Aspe le 9 octobre, cette fois-ci à l’invitation de Jésus Alfos et de son émission « Débat ouvert », sur les ondes de Radio Oloron, en direct de la mairie de Bedous. Comme Jésus Alfos l’a rappelé dans son introduction, la question des transports et, en particulier, agite depuis longtemps les débats en vallée d’Aspe et en Haut-Béarn. Autour de la table des élus (MM Bernard Uthurry, vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, Gérard Darsonville, adjoint au maire de Bedous, Didier Bayens, adjoint au maire de Borce au moment de l’accident, Beranrd Mora, maire d’Asasp-Arros), des responsables associatifs (Mme Sylvie Merle-Vignau, président de Code Béarn, M. Marc « Geko », du collectif « Stop aux camions en Aspe », MM Henri Betbeder, membre du bureau de BAP, Jacques Levêque, de l’association pour la déviation d’Asasp-Arros, et Jean-Luc Palacio, porte-parole du CRÉLOC). L’émission, en public, avait rassemblée une quarantaine de personnes. 2 heures de débat– que vous pourrez écouter en cliquant sur l’image ci-dessous –, parfois un peu vifs mais toujours courtois.

 

Deux belles occasions, pour le CRÉLOC en particulier, de faire connaître les derniers développements du dossier ferroviaire, de tordre le coup à quelques rumeurs aussi malveillantes qu’idiotes, et de dire pourquoi nous pensons que nous avons changé d’échelle, depuis 2 ans. Nous ne sommes plus dans le projet de réouverture Bedous-Canfranc mais dans le projet de réouverture de la ligne internationale Pau-Canfranc-Saragosse !

Un camion fou au Peilhou

L’accident du 27 août 2018 impliquait un poids lourds transportant des matières dangereuses. Même si l’on ne connaît pas à ce jour les causes de cet accident – rappelons-le !!! –, la parole se libère en vallée d’Aspe.

Chacune et chacun a une anecdote a raconter, où il ou elle s’est trouvé(e) au moins une fois aux prises avec un chauffeur de poids lourds qui prend des libertés avec le Code de la Route. Il se met en danger et, plus grave, il met en danger les autres usagers de la route, ses collègues comme les voitures de tourisme. Sans oublier les conséquences sur l’environnement !

Une vidéo prise par un usager aragonais au niveau du Peilhou circule sur Internet ces jours-ci, et vient confirmer ce constat. Édifiante !!!

Avec de tels comportements, le prochain accident n’est pas loin, malheureusement !

Le CRÉLOC a rappelé que, après la chute d’un camion dans le gave au fort du Portalet, en Aspe, et le décès de son chauffeur, l’impératif de rouvrir rapidement le chemin de fer entre Pau et Saragosse par Canfranc s’impose. Un tel accident – qui ne manquera pas de survenir à nouveau – fait peser de graves dangers  aussi bien sur la sécurité des habitants en vallée d’Aspe que sur la biodiversité montagnarde. Le train, en Béarn et en Aragon,  apparaît, plus que jamais, comme  un moyen de transport plus sûr, plus économique et le plus à même d’assurer une transition énergétique indispensable !

Un accident de PL qui rappelle l’intérêt du Canfranc

Aujourd’hui, 27 août 2018, sur la RN 134, en Aspe, un camion-citerne transportant des matières dangereuses a chuté dans le ravin, au niveau du pont de Cebers, à Borce. La presse locale en a, bien sûr, informé ses lecteurs :

Les articles sont mis à jour au fur et à mesure.

Nous apprenons, ce 28 août, le décès du chauffeur routier. Nos pensées vont à sa famille.

L’intérêt d’un axe ferroviaire n’est pas à démontrer pour ce type de trafic, en particulier. Même si le risque zéro n’existe pas, la sécurité des riverains et de l’environnement de la Vallée d’Aspe rend évidente et nécessaire la réouverture de la ligne Pau-Canfranc-Saragosse.

Le 15 juillet 2018, à Canfranc

Le 15 juillet 2018, la CREFCO a invité – comme chaque année – tous celles et ceux qui réclament la réouverture du Canfranc à se retrouver devant la gare internationale.

Mais, cette année, ce rassemblement avait une saveur très particulière puisque nous fêtions aussi les 25 ans de la CREFCO.

Une raison supplémentaire de rappeler combien, d’un côté comme de l’autre des Pyrénées, la réouverture est attendue !

L’ami Gérard nous a concocté un petit film de la (belle) journée :

Merci à lui et merci aux amis de la CREFCO !!!

Une nouvelle étape est franchie !

La presse aragonaise d’abord et et béarnaise ensuite nous ont informé, cette fin de semaine d’une nouvelle décision de la Commission européenne : les travaux de la réouverture du Canfranc seront financés !!!

Jusqu’ici, on s’en souvient, les financements européens avaient été accordés au programme d’études déposés par les régions Aragon et Nouvelle-Aquitaine, l’Espagne et la France. L’Europe prend 50 % des 15 millions d’euros.

Même si la Commissaire aux Transports, Mme Violetta Bulc, assurait que l’Union européenne « contribue à la réouverture de la ligne transfrontalière » du Canfranc, l’engagement formel n’allait pas au-delà des études.

Pour consulter directement les articles de presse :

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2018/06/06/la-commission-europeenne-prete-a-financer-la-ligne-ferroviaire-pau-huesca,2359129.php

https://www.heraldo.es/noticias/aragon/2018/06/06/la-comision-europea-selecciona-linea-ferroviaria-pau-canfranc-para-financiarla-2020-1247872-300.html

Les Ve Journées du Canfranero

Les 7 et 8 avril prochain auront lieu, à Canfranc, les Ves Journées du Canfranero. L’occasion, pour la municipalité de Canfranc et pour le gouvernement autonome d’Aragon de défendre le projet de réouverture de la ligne.

Comme vous le constaterez, le programme (en espagnol) est riche.

Le CRÉLOC tiendra une table dans le hall de la gare, le samedi 7 avril, de 11 h à 13 h 30 et de 16 h 30 à 19 h. N’hésitez pas à venir nous dire « Bonjour ! »

Un nouveau paradoxe

Le constat s’impose : de nombreux élus locaux ne croient pas à l’intérêt de la réouverture du Canfranc, alors que de nombreux acteurs imaginent déjà l’après. Quel singulier paradoxe !

Dernier exemple en date de cet intérêt pour la réouverture, l’association GéolVal développe un projet de géotrain. Après avoir installé, du Béarn à l’Aragon, la Route Géologique TransPyrénéenne, GéolVal entend utiliser le train pour faire connaître et mettre en valeur les points géologiques particuliers rencontrés le long du tracé de la ligne internationale Pau-Canfranc-Saragosse. L’occasion, aussi, de tendre la main à son association-miroir aragonaise, qui programme déjà des trains géologiques entre Saragosse et Los Mallos de Riglos, site emblématique de l’escalade pyrénéenne.

C’est pourquoi, au CRÉLOC, nous sommes souvent perplexes devant les déclarations de quelques élus locaux. Ils en sont encore à se poser des questions quant à l’intérêt de la réouverture. Nous préfèrerions que, en anticipant sur  la fin des études (cofinancées par l’Union européenne) en cours et en s’appuyant sur les problématiques sociales, économiques et environnementales, ils préparent notre région à accueillir les trains internationaux. Comment peuvent-ils accompagner au mieux les acteurs économiques du Béarn à cette échéance ?

Pour en savoir plus et soutenir cette initiative…

La Nouvelle-Aquitaine consulte…

… dans le cadre du SRADDET, c’est-à-dire du « Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires ». Cette consultation est ouverte à toutes et tous.

Il s’agit de définir les moyens de réduire les inégalités territoriales au sein de chaque région. La région Nouvelle-Aquitaine consacre une page de son site Internet à cette réflexion. Tous les domaines sont interrogés… y compris les transports !

Alors, si le cœur vous en dit… laissez courir votre plume ou votre curseur !

 

 

Les Actes du 11 janvier 2017 publiés

Dur labeur, mais nous en sommes venus à bout !

Après la Journée d’études du 11 janvier 2017, à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour – « Le Canfranc, une ligne internationale rapidement opérationnelle » –, il nous fallait transcrire les bandes et mettre en forme les différentes interventions. Dur labeur, pour celle qui a passé de nombreuses heures à écouter et déchiffrer un jargon parfois très technique. Dur labeur pour celles et ceux qui ont relu, corrigé et parfois réécrit les passages trop oraux.

Dur labeur aussi pour l’ami Christian Lamaison, qui a mis en page les textes, les photos – de José Gomez le jour même, et de François Rebillard et Gérard Lopez pour les autres –, croquis et autres cartes. Après impression chez ICN, à Orthez, il a fallu mettre sous enveloppe et envoyer en France et en Espagne à toutes celles et ceux que nous avions invité, ce 11 janvier 2017.

Merci à toutes et tous !!!

Pour télécharger les Actes…

Le CRÉLOC et les rapports Duron et Spinetta

Au cours d’une conférence de presse, le 20 février 2018, le CRÉLOC a donné son sentiment sur les rapports dits « Duron » (du Conseil d’orientation des infrastructures) et « Spinetta ». Sentiment que l’on pourrait résumer ainsi : ils « nous laissent particulièrement songeurs… et perplexes ».

Songeurs… quand le Conseil d’orientation des infrastructures qualifie la ligne internationale Pau-Canfranc-Saragosse est « une infrastructure d’intérêt local » (p. 97). Et que le rapport Spinetta, s’il ne cite pas expressément le Canfranc, propose tout de même de supprimer les « petites lignes ». Au rang desquelles, beaucoup seraient heureux de ranger le Canfranc.

Perplexes… parce que tant le rapport Duron que le rapport Spinetta procèdent à des analyse hors-sol, coupées de toute réalité locale. Le seul critère pertinent est, selon eux, financier. Si l’on applique

Comme nous ne cessons de le répéter depuis la création du CRÉLOC, la ligne Pau-Canfranc-Saragosse est une ligne internationale ! Un traité de 1904 pour sa construction et une convention de 1928 (complétée en 1932) pour le fonctionnement de la gare de Canfranc. C’est bien pour cela que, le 6 juillet 2017, l’Union européenne a accepté de co-financer les études préalables à la réouverture complète, études proposées par les régions Aragon et Nouvelle-Aquitaine ainsi que l’Espagne et la France. Décision concrétisée le 1er décembre 2017 à Canfranc. Où est l’intérêt local ?

Vous trouverez, dans le communiqué de presse du CRÉLOC,  ces quelques arguments développés. Vous pourrez, également, entendre Alain Cazenave-Piarrot, président, interrogé par France Bleu Béarn dans la diffusion du journal de 7 h, le 21 février 2018.

Pour vous informer plus amplement, nous vous proposons de télécharger également :

• le rapport Duron, sur les « Mobilités du quotidien : répondre aux urgences et préparer l’avenir » ;

• le rapport Spinetta, sur « L’avenir du transport ferroviaire ».